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Juin 2008 -  Magazine CANADIENS



Il vous serait difficile de ne pas trouver quelqu’un qui n’a pas grandi en regardant Alyssa Milano faire sa place au petit écran, que ce soit dans le rôle de Samantha Micelli dans le téléroman Who’s the Boss? sur les ondes du réseau ABC ou plus tard dans la peau de Phoebe Halliwell dans la série Charmed. En plus d’une carrière exceptionnelle à la télévision qui remonte au milieu des années 1980, Milano a aussi été une étoile de plusieurs longs métrages à succès, notamment Commando et Fear. Milano a étendu ses activités au monde de la mode, ayant procédé l’an dernier au lancement de sa ligne de vêtements Touch et ayant aussi déjà signé des ententes de licence avec tous les circuits sportifs professionnels nord-américains d’envergure.


Magazine CANADIENS : Maintenant que vous évoluez dans le milieu du design, vous êtes en mesure de nous dire quelle équipe porte les plus beaux uniformes, tous sports confondus.

Je dois d’abord avouer que je suis une partisane des Dodgers, alors j’ai un faible pour leur uniforme. Cela dit, je crois que j’aime tout ce qui est marine. Les uniformes des Yankees sont classiques. Quant à la LNH, j’aime bien le look des Kings.

Magazine CANADIENS : Les uniformes de quelle équipe auraient le plus besoin de subir une transformation?

C’est une bonne question, parce qu’il y en a tellement. Je dirais que tous les uniformes des clubs de la WNBA (circuit professionnel féminin de basket-ball) auraient besoin d’une retouche. C’est une ligue excitante, mais leurs uniformes sont affreux.

Magazine CANADIENS : Comment en es-tu venu à démarrer ta ligne de vêtements Touch? Qu’est-ce qui t’a inspiré à t’engager dans cette direction?

Au départ, j’ai toujours été une fervente de sport, et comme détentrice d’abonnements de saison pour les matchs des Dodgers pour une quatrième année, je me suis lassée d’entrer dans les boutiques de stade à la recherche d’un morceau intéressant et de ne rien trouver à ma taille qui n’était pas rose. Je me suis dit que si je recherchais quelque chose de différent, c’était certainement parce qu’il y existait un marché pour de tels articles. J’ai contacté mon agence et je leur ai présenté l’idée, puis ils ont organisé une rencontre avec les dirigeants du baseball majeur et j’ai pu leur présenter l’idée, puis j’ai conclu un partenariat avec G3 Sports. Nous avons procédé au lancement de la ligne l’an dernier et en 2008, nous détenons déjà des ententes de licence avec la LNH, la LNF, la NBA et la NCAA, en plus du baseball majeur.

Magazine CANADIENS : Incroyable! Cette ligne de vêtements devient donc une belle et grande aventure pour toi.

Pas de doute là-dessus. Et cette année nous ajoutons les chapeaux et des articles de bijouterie alors c’est très palpitant. Je suis très fier du projet et c’est vraiment gratifiant d’avoir une idée qui surgit et qui se concrétise un an plus tard par des vêtements que les gens portent.

Magazine CANADIENS : Après toutes ces années comme actrice, est-ce qu’il t’a été difficile d’adopter le rôle d’entrepreneur et de gérer quelque chose comme cela?

Non, j’aime vraiment ce que je vais. Je crois que cela me permet d’exercer une partie différente de mon cerveau que le jeu à la caméra ne stimule pas.

Magazine CANADIENS : En faisant un tour rapide des blogues et des sites connexes, il est assez clair que les amateurs aiment vraiment tes articles. Quelle est ta part dans l’aspect créatif des produits?

Je suis vraiment très impliquée dans le processus de design. Probablement plus que ce que ceux qui m’entourent désirent. (rire) Je choisis tout : des tissus aux silhouettes en passant par les boutons – j’ai les mains à la pâte.

Magazine CANADIENS : Quels sont les nouveaux designs au menu pour 2008?

L’année 2008 de Touch sera vraiment cool. Nous avons beaucoup de vestes et de hoodies et des morceaux deux pièces, alors ce sera plus axé sur la mode que simplement reproduire ce qui est déjà sur le marché, avec des matériaux de qualité et des silhouettes avantageuses.

Magazine CANADIENS : Selon toi, quel circuit sportif professionnel offre aux femmes le meilleur type de marchandise?

Je crois que dans le passé, c’était du pareil au même… de la merde (rire). Vous savez de quoi je parle. Ce qu’ils ont tenté de faire avec des articles pour les partisanes c’était de faire des vêtements de taille pour enfant et de les colorer en rose. Je crois que c’était la réponse masculine à la demande de produits féminins. Touch est la réponse féminine à cette même demande.

Magazine CANADIENS : Tu étais une des animatrices au match des étoiles de la LNH cette année à Atlanta. As-tu aimé l’expérience?

J’y ai vécu la plus belle expérience de toute ma vie. C’était vraiment super. J’ai amené mon frère avec moi qui joue au hockey depuis l’âge de trois ans et mon père qui est un grand amateur de hockey, sans parler de ma mère et nous avons eu droit à une merveilleuse fin de semaine en famille. J’ai rencontré Luc Robitaille que je n’avais pas revu depuis 20 ans alors c’était très plaisant.

Magazine CANADIENS : Dis-nous la vérité, est-ce qu’un des faits saillants pour toi a été de rencontrer les Jonas Brothers?

(rire) D’accord, je l’admets.

Magazine CANADIENS : Nous avons lu à quelque part que tu étais la fière propriétaire d’un maillot jaune et mauve classique de Luc Robitaille. C’est vrai?

C’est vrai! J’étais détentrice d’abonnements de saison pour les matchs des Kings avant l’arrivée de Gretzky à Los Angeles.

Magazine CANADIENS : Tu as dit être une admiratrice des Dodgers. Qu’as-tu à dire sur le Montréalais Russell Martin?

Je crois que Russell Martin est présentement le joueur de baseball le plus excitant. Je crois qu’il est incroyable à regarder jouer et il était vraiment le cœur de cette équipe l’été dernier. J’espère que les Dodgers le mettront sous contrat à long terme rapidement et j’ai bien hâte de voir ce qu’il va devenir.

Magazine CANADIENS : Tu es friande de sport en général, mais est-il juste de dire que le baseball est ton premier amour?

Je crois que le baseball et le hockey occupent une place spéciale dans mon coeur, simplement parce que j’ai tellement de beaux souvenirs d’enfance où nous allions voir mon frère jouer dans des petits arénas. Le hockey a été le premier sport pour lequel j’ai fait l’achat d’abonnements de saison. Je ne suis probablement aussi obsédée par le hockey que je suis par le baseball, mais le hockey ne suit pas loin derrière.

Magazine CANADIENS : Qui est ton joueur préféré dans le circuit présentement?

Sidney Crosby, bien sûr.

Magazine CANADIENS : On croit qu’un des films les plus sous-appréciés des années 1990 a été Fear. Comment était l’expérience de travailler avec Mark Wahlberg et Reese Witherspoon dans un des premiers films qui les mettaient en vedette?

J’ai bien aimé l’expérience. Nous avons tourné Fear à Vancouver pendant trois mois et nous avons eu beaucoup de plaisir. Ils étaient tous deux très professionnels et amusants à côtoyer.

Magazine CANADIENS : Un nouveau film te mettant en vedette intitulé Wisegal est sur le point de sortir?

Oui. Nous l’avons tourné pour le réseau Lifetime et il devrait être diffusé à la télévision plus tard cette année.

Magazine CANADIENS : Lequel ou laquelle de tes partenaires au grand écran était le plus fou ou la plus folle : James Caan dans Wisegal ou Shannen Doherty dans Charmed?

(rire) Je ne dirais pas qu’une ou l’autre de ces personnes est folle.

Magazine CANADIENS : On a lu quelque part que tu avais sept tatouages. Est-ce que ce chiffre est encore bon?

Je crois que je suis passée à huit depuis.

Magazine CANADIENS : Huit alors. Peux-tu nous dire si une femme ne pouvait se faire faire qu’un seul tatouage, qu’est-ce ça devrait être et où devrait-elle se le faire faire?

C’est tellement une question personnelle que je n’arriverais pas à vous donner une bonne réponse. Ce doit être quelque chose de significatif et que des années plus tard, tu es encore capable de le regarder et qu’il veuille toujours dire quelque chose d’important pour toi.

Magazine CANADIENS : En regardant toutes ces photos de toi à de récents événements, nous nous demandions comment se faisait-il que tu as gardé une apparence aussi saine qu’à l’époque où tu jouais dans Who’s the Boss?

Je prends des bains de formaldéhyde. (rire) Honnêtement, je ne saurais dire. Je crois que c’est simplement une question de gênes. Je ne fais rien de spécial pour ma peau et j’arrive toujours à bouger mon front, ce qui est une grande réalisation en soi en tant qu’actrice dans cette ville. J’ai l’intention de ne jamais me faire injecter de botulisme dans le visage.

Magazine CANADIENS : Quand tu partageais la vedette avec Arnold Schwarzenegger dans Commando en 1985, as-tu déjà pensé que ta carrière d’actrice serait plus longue que la sienne?

Non et je n’ai jamais pensé non plus qu’il deviendrait gouverneur de la Californie.

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